La répartition : la solidarité au comptoir, l’arithmétique en cuisine
La retraite par répartition est un flux : les cotisations versées aujourd’hui financent les pensions d’aujourd’hui. Les droits futurs dépendent des règles, de la démographie et des ressources disponibles.
Le mécanisme : ça entre, ça ressort
Les cotisations prélevées aujourd’hui servent à payer les pensions courantes tout en ouvrant des droits aux actifs. Il n’existe pas de capital individuel investi au nom de chaque assuré, mais certains régimes détiennent des réserves et le financement comprend aussi d’autres ressources publiques.
Les chiffres 2026 : le tableur a repris le micro
Le COR chiffre les dépenses de retraite à 422,2 milliards d’euros, soit 14,1 % du PIB en 2025. Dans son scénario de référence, le solde passerait de -0,2 point de PIB en 2025 à -2,4 points en 2070. L’Insee projette 49 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans en 2040, contre 40 en 2026.
Réforme 2023 : la montée en charge a été partiellement ralentie
La LFSS 2026 ralentit une partie du calendrier pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Elle maintient l’objectif de 64 ans pour les générations nées à partir de 1969 et ajuste la durée d’assurance selon l’année de naissance.
TRI : un chiffre sans méthode est un déguisement
Pour le cas type non-cadre du privé à carrière complète, génération 2000 et scénario de référence, le COR 2026 calcule un TRI net de 0,8 % avec une actualisation selon le SMPT et de 1,5 % avec une actualisation selon les prix. La méthode doit toujours accompagner le chiffre.
Ce que les données disent — et ce qu’elles ne prouvent pas
Les écarts de participation électorale, de rendement ou d’accès au logement peuvent être mesurés. Ils ne démontrent pas, à eux seuls, qu’une classe d’âge a causé une décision budgétaire ou bloqué une réforme.